Vigie Matières premières : un outil d'aide à la décision et de suivi du contexte des matières premières agricoles

Soja

  • Surveiller et hiérarchiser les données du marché
  • Voter pour se repérer et se comparer
  • Anticiper par des simulations prospectives

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Edito du mois

La journée "remue-méninges" organisée par le Céréopa le 16 mai 2017, a démontré que le sujet de l’indépendance protéique des élevages français véhicule certaines idées reçues qu’il est bon de remettre en cause, notamment en ce qui concerne les pistes à privilégier pour l’améliorer. Il est aussi important de garder à l’esprit les concurrences entre filières dans la captation des ressources, ce qui oblige à avoir une approche transversale des dossiers.

Si atteindre une totale indépendance protéique n’est pas une fin en soi, il reste encore des leviers d’action pour améliorer notre recours à des protéines locales. Mais au-delà de leur mise au marché, il faudra s’assurer que les filières animales puissent en profiter et en partager la valeur ajoutée. L’aide à l’utilisation et/ou la contractualisation amont-aval semble un passage obligé, qui pourrait être facilité par la prise en compte des aménités environnementales et sociétales. Il faut donc une réelle volonté politique centrée sur la préservation du potentiel de production agricole français, pour que certaines de ces pistes prennent forme.  De façon pragmatique, des initiatives régionales sembleraient plus faciles et plus rapides à concrétiser que de vastes plans d’aides nationaux. Enfin, il faut rester vigilant à ne pas miser sur des solutions trop gourmandes en énergie, qui pourraient nous pénaliser à terme.

A l’heure où les filières animales françaises remettent à plat leur objectifs en termes de marché (pays et produits), il faut que les protéines végétales nationales leur permettent de répondre aux attentes actuelles et futures des consommateurs. D’ores et déjà, l’élevage français, « bon élève » en termes d’indépendance protéique, pourrait se permettre de communiquer positivement sur le sujet

Patricia Le Cadre

rédigé le 8 mai 2017

Accrochez vos ceintures !

Difficile de choisir un angle d’attaque ce mois-ci, tellement les choses se précipitent. Les fondamentaux agricoles restent désespérément haussiers avec une Nina qui s’avère historique et devrait continuer à nous occuper un bon moment. Historique aussi sera la bataille entre productions pour grappiller des hectares supplémentaires...Car contrairement à 2007/08, toutes les cultures, du maïs au coton en passant par le blé, le sucre ou le soja ont besoin de voir leur production augmenter. Et si nous passons à la sphère économique, là encore la sérénité n’est pas de mise. Le putsch allemand que nous sommes en train de vivre sur la gouvernance économique de l’U.E pourrait être décisif pour l’évolution des marchés obligataires, boursiers et monétaires...De quoi laisser la volatilité en tête du hit parade des mots les plus utilisés en 2011.

 

Point de route du mois

Mise en ligne le 22 mai 2017

Déficit protéique : il ne faut pas confondre protéines végétales pour lesquelles la France est excédentaire, et matières premières riches en protéines (MRP), pour lesquelles notre déficit reste instable. S'il est inférieur à la moyenne européenne, il évolue au gré des réglementations européennes et de la disponibilité des alternatives au soja. Pour en savoir plus...

Soja : le recul de sa consommation en France, ne signifie pas pour autant un recul de notre dépendance protéique aux importations. Pour en savoir plus...

Ruminants : Les protéines issues des fourrages et des co-produits sont en grande partie non consommables par l’homme, ce qui offre une grille de lecture plus positive de la compétition alimentation animale/alimentation humaine, notamment pour les ruminants. Pour en savoir plus...

Blé : sans contractualisation, il est difficile d’imaginer qu’une amélioration de la teneur en protéines du blé soit gagnante-gagnante entre filières végétales et filières animales monogastriques. Pour en savoir plus...

Tourteau de colza HP : la mise au marché d’un tourteau de colza riche en protéines serait une alternative intéressante au soja pour la filière volaille notamment. L’inquiétude provient surtout du maintien, à terme, de la culture du colza en Europe, face aux évolutions réglementaires et à la concurrence des importations liées aux biocarburants. Pour en savoir plus...

Pois : sans aide à l’utilisation chez les FAB, la relance de la culture du pois pourrait ne servir qu’à satisfaire les besoins d’autres débouchés plus rémunérateurs. Une approche régionale plutôt que nationale permettrait de mettre en avant les atouts de durabilité du protéagineux. Pour en savoir plus...

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Les acheteurs doivent profiter de la trêve des confiseurs pour remplir leur hotte. Les fondamentaux des marchés des céréales restent haussiers, mais nous assisterons à des corrections liées aux liquidations des hedge funds chaque fois qu’une nouvelle perturbera le marché du Forex. La dernière en date a entraîné un réarbitrage entre les positions short en dollars et longues en grains. Blé et maïs dévissent alors ensemble, tout en respectant un ratio lié à leur utilisation. Mais la consolidation est rapide (surtout en blé de qualité), car les utilisateurs sont toujours là pour profiter de cette opportunité. En effet nous ne sommes pas encore à des niveaux de prix qui rationnent la demande. Si le maïs est le produit dont le bilan mondial est le plus tendu, c’est cependant le blé qui doit reprendre la main. Le maïs ne peut en effet pas continuer à monter sur le Cbot si le blé ne donne pas de nouvelle impulsion. Nous avons pour l’instant atteint le seuil critique du ratio blé/maïs aux USA. Face à cela, le blé français doit s’adapter, en fonction de la parité monétaire seulement. Le fret ne peut plus faire la différence.

 
Utilisateur
Citation du mois

seneque

“Il n'y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va.”

Sénèque