Vigie Matières premières : un outil d'aide à la décision et de suivi du contexte des matières premières agricoles

Soja

  • Surveiller et hiérarchiser les données du marché
  • Voter pour se repérer et se comparer
  • Anticiper par des simulations prospectives

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Edito du mois

What else ?

On pensait être au bout des mauvaises nouvelles, mais il semble bien que l'hiver approche (oui, je suis tombée dans la marmite Game of Thrones). Les producteurs français ont aujourd'hui une double peine, peu de blé et des prix bas. Il ne faudrait pas que la même chose se produise en maïs! Ajoutons à cela un euro qui prend la tangente à la hausse, où plutôt un dollar qui ne peut que baisser pour ne pas laisser le yuan filer seul, et voilà aussi nos exportateurs dans de sales draps. Bien sûr, cela fait les affaires des éleveurs...à condition que le prix du cochon reste bien orienté et que le prix du lait se mette à bouillir. Attention cependant au soja dont le répit pourrait être de courte durée.

Hodor, Hodor.... (oui c'est assez abscons pour les néophytes !!)

Patricia Le Cadre

rédigé le 25 août 2016

Accrochez vos ceintures !

Difficile de choisir un angle d’attaque ce mois-ci, tellement les choses se précipitent. Les fondamentaux agricoles restent désespérément haussiers avec une Nina qui s’avère historique et devrait continuer à nous occuper un bon moment. Historique aussi sera la bataille entre productions pour grappiller des hectares supplémentaires...Car contrairement à 2007/08, toutes les cultures, du maïs au coton en passant par le blé, le sucre ou le soja ont besoin de voir leur production augmenter. Et si nous passons à la sphère économique, là encore la sérénité n’est pas de mise. Le putsch allemand que nous sommes en train de vivre sur la gouvernance économique de l’U.E pourrait être décisif pour l’évolution des marchés obligataires, boursiers et monétaires...De quoi laisser la volatilité en tête du hit parade des mots les plus utilisés en 2011.

 

Point de route du mois

Mise en ligne le  25 août 2016

Protéines : la dépendance au soja et particulièrement à celui des USA jusqu'au printemps prochain est un élément clé du marché des protéines. Le colza ne sera pas particulièrement disponible sur 16/17, tout comme d'autres oléagineux. Le tournesol fait exception, avec des disponibilités Mer Noire qui devraient être très correctes. Il faut donc traquer la protéine bon marché partout où elle se niche. Pour en savoir plus...

Energie : même si la progression des stocks de céréales mondiaux en fin de campagne est un peu moins violente chaque saison, elle reste une constante depuis 4 ans. Les prix bas atteint sur les marchés à terme permettent de booster la demande, mais cela s'avère insuffisant pour compenser une offre toujours plus élevée. Le scénario catastrophe de la Nina n'ayant pas eu lieu aux USA cet été (mais n'enterrons pas trop vite ce phénomène climatique), les prix ont dévissé en juillet mais semble avoir atteint des planchers où la rétention, une fois de plus, opère. Pour en savoir plus...

Météo : n'enterrons pas trop vite la Nina et restons attentifs aux récoltes pas encore engrangées en Europe (maïs, tournesol et soja). La vague de chaleur que subit l'Europe devrait continuer, au moins jusqu'à la fin du mois. Les USA semblent mieux lotis et le spectre d'un incident climatique s'éloigne. Ailleurs, la météo est changeante. Elle mérite qu'on y garde un œil à la fois pour les semis à venir mais aussi pour les blés déjà en culture.Pour en savoir plus...

Commodités : la volatilité est restée le maître mot des marchés des matières premières cet été. Les fondamentaux restent lourds pour les denrées agricoles et s'améliorent doucement sur les minerais et le pétrole. Mais cela ne suffit pas à booster les prix. Les niveaux atteints restent cependant de bons points d'entrée pour les investisseurs, qui regardent de plus près ce secteur depuis plusieurs mois.Pour en savoir plus...

Economie : la géopolitique nous rattrape et devrait encore bouleverser les marchés. Car elle impacte durablement l'économie et les flux de marchandises. En Europe, la logique d’affrontement entre la Russie et l’OTAN a pris une dimension historique depuis la crise ukrainienne. Et l'escalade militaire, peu relayée dans les médias en quête de légèreté estivale, commence à faire peur.  En Mer de Chine, même topo. Aux USA, les élections prochaines restent un morceau de choix, même si les chances de voir Trump au pouvoir commencent à décliner. Quoiqu'il en soit, les économistes sont rattrapés de tous côtés par des logiques politiques qui réduisent leurs horizons de prévision. Pour en savoir plus...

Devises : plutôt que de rester les yeux rivés sur la parité €/$, intéressons nous plutôt au yuan contre dollar. Bien qu'officiellement "arrimée" au billet vert, la devise chinoise ne cesse pourtant de baisser depuis plusieurs mois, pour atteindre un plus bas de 6 ans face à la monnaie américaine. L'accord tacite passé lors du G20 à Shanghai entre les USA, la Chine, le Japon et l'UE vise à faire baisser le yuan via le dollar (et donc de renforcer le yen et l'euro puisque le marché des devises est un jeu à somme nulle). Mais il semblerait que les Chinois n'aient pas la patience d'attendre tranquillement dans leur coin que les choses se passent en douceur. Les USA vont devoir accélérer la chute du dollar dans les prochains mois.Pour en savoir plus...

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Les acheteurs doivent profiter de la trêve des confiseurs pour remplir leur hotte. Les fondamentaux des marchés des céréales restent haussiers, mais nous assisterons à des corrections liées aux liquidations des hedge funds chaque fois qu’une nouvelle perturbera le marché du Forex. La dernière en date a entraîné un réarbitrage entre les positions short en dollars et longues en grains. Blé et maïs dévissent alors ensemble, tout en respectant un ratio lié à leur utilisation. Mais la consolidation est rapide (surtout en blé de qualité), car les utilisateurs sont toujours là pour profiter de cette opportunité. En effet nous ne sommes pas encore à des niveaux de prix qui rationnent la demande. Si le maïs est le produit dont le bilan mondial est le plus tendu, c’est cependant le blé qui doit reprendre la main. Le maïs ne peut en effet pas continuer à monter sur le Cbot si le blé ne donne pas de nouvelle impulsion. Nous avons pour l’instant atteint le seuil critique du ratio blé/maïs aux USA. Face à cela, le blé français doit s’adapter, en fonction de la parité monétaire seulement. Le fret ne peut plus faire la différence.

 
Utilisateur
Citation du mois

winteriscoming

“Winter is coming”

Ned Stark