Vigie Matières premières : un outil d'aide à la décision et de suivi du contexte des matières premières agricoles

Soja

  • Surveiller et hiérarchiser les données du marché
  • Voter pour se repérer et se comparer
  • Anticiper par des simulations prospectives

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Edito du mois

La volatilité des marchés agricoles est en partie liée à leur financiarisation.  Cela rend leur lecture de plus en plus compliquée. Non seulement parce que les fondamentaux n’ont pas toujours la main, mais aussi parce que les marchés à terme ne sont que la partie émergée de l’iceberg financier. La montée en puissance des opérations de gré à gré sur les devises, les taux ou les commodités est  très inquiétante, parce qu’elles sont opaques et mal assurées. Difficiles à pister parce qu’hors bilan dans les banques, ces produits pourraient bien être les nouveaux subprimes.

Mais au-delà du risque économique qui pèse sur les matières premières, le risque politique est grandissant. La montée du protectionnisme agricole saute aux yeux, aussi bien en Amérique du Sud, qu’en Asie. C’est une autre source de volatilité.

Le marché à terme est-il alors, la meilleure option pour gérer son risque ? Aujourd’hui, beaucoup de contrats sont indexés sur ces marchés organisés On peut ainsi acheter du son meunier via une prime par rapport au blé sur Euronext. De fait, le pourcentage de produits utilisés en alimentation animale variant avec les soubresauts des marchés à terme, est en augmentation, faussant le jeu des substitutions entre produits. Alors qu’à partir de juin, les opérateurs pourront s’arbitrer sur les blés d‘origine Mer Noire, il est grand temps de s’interroger sur cette évolution.

Patricia Le Cadre

rédigé le 25 avril 2012

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Accrochez vos ceintures !

Difficile de choisir un angle d’attaque ce mois-ci, tellement les choses se précipitent. Les fondamentaux agricoles restent désespérément haussiers avec une Nina qui s’avère historique et devrait continuer à nous occuper un bon moment. Historique aussi sera la bataille entre productions pour grappiller des hectares supplémentaires...Car contrairement à 2007/08, toutes les cultures, du maïs au coton en passant par le blé, le sucre ou le soja ont besoin de voir leur production augmenter. Et si nous passons à la sphère économique, là encore la sérénité n’est pas de mise. Le putsch allemand que nous sommes en train de vivre sur la gouvernance économique de l’U.E pourrait être décisif pour l’évolution des marchés obligataires, boursiers et monétaires...De quoi laisser la volatilité en tête du hit parade des mots les plus utilisés en 2011.

 

Point de route du mois

Mis en ligne le 26 avril 2012

Matières premières protéiques

L’évolution récente des prix du soja et du colza démontre bien, s’il fallait encore une preuve, de la difficulté  qu’à la planète à s’approvisionner en protéines. Force est de constater que les céréales monopolisent de plus en plus de surfaces, notamment dans les pays en développement comme la Chine. Or la production d’oléagineux permet aussi de se fournir en énergie bon marché. Ce qui est de plus en plus difficile pour nombre de pays ! Pour en savoir plus...

Matières premières énergétiques

De manière logique, les stocks de blé de fin de campagne 11/12 diminuent, pour palier au recul des céréales fourragères de part le monde et pour permettre la reconstitution des stocks chez les pays importateurs. Orge, maïs, millet et avoine vont avoir une soudure compliquée et réclament une hausse des semis sur la prochaine campagne. Les surfaces n’étant pas extensives, elles seront dévolues au plus rentable, maïs en tête. Pour 12/13, le ratio stock/consommation de l’ensemble des grains devrait stagner, selon l’International Grains Council. En effet, la hausse des stocks de céréales fourragères fera plus que compenser la baisse des reserves de blé …mais la demande augmentant, cela laissera le ratio global au même niveau.Pour en savoir plus...

Météo

Alors que les bilans mondiaux de nombreuses productions ne souffriront aucune mauvaise nouvelle, et que la sécheresse s’éternise dans de nombreuses zones, un indicateur nous inquiète…Pour en savoir plus...

Autres commodités

Comme on pouvait s’y attendre, le dossier européen est de nouveau sous les feux de la rampe, mais l’avait-il quitté ?  Alors que le sauvetage grec ne fonctionne pas, il faut s’attaquer à celui de l’Espagne, d’une toute autre ampleur. Au mur des dettes qui se rapproche dangereusement de tous les états membres, se rajoutent les incertitudes électorales françaises, mais aussi  néerlandaises, irlandaises, grecques…. Logique que les investisseurs rentrent dans leur coquille. Chacun ajuste ses portefeuilles avant la tempête et le marché des commodities (notamment le pétrole, le sucre et les métaux) devrait encore en pâtir ces prochaines semaines. Le seul vent favorable ...Pour en savoir plus...

Économie

Après des mois passés à utiliser les liquidités de la BCE pour acheter la dette de leurs gouvernements, les banques en Espagne et en Italie n’ont plus grand-chose à part de mauvais prêts ! Alors que les taux de ces deux pays sont rapidement remontés au dessus de 5%, les marchés repassent en mode aversion au risque. Aux USA, de nombreux squelettes sont aussi dans le placard, prêts étudiants en tête. En Chine, le gouvernement doit mettre la main au pot pour calmer la grogne sociale et soutenir l’activité. Bref, l’été sera chaud !...Pour en savoir plus...

Devises

Le Titanic avait mis trois ans pour être construit…et a coulé en 3 heures. Il a fallu dix ans entre la signature du traité de Maastricht et la mise en circulation de l’euro. En combien de temps la BCE peut-elle le faire naufrager ? La réponse est sans doute dans les mains des Américains et des Chinois...Pour en savoir plus...

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Les acheteurs doivent profiter de la trêve des confiseurs pour remplir leur hotte. Les fondamentaux des marchés des céréales restent haussiers, mais nous assisterons à des corrections liées aux liquidations des hedge funds chaque fois qu’une nouvelle perturbera le marché du Forex. La dernière en date a entraîné un réarbitrage entre les positions short en dollars et longues en grains. Blé et maïs dévissent alors ensemble, tout en respectant un ratio lié à leur utilisation. Mais la consolidation est rapide (surtout en blé de qualité), car les utilisateurs sont toujours là pour profiter de cette opportunité. En effet nous ne sommes pas encore à des niveaux de prix qui rationnent la demande. Si le maïs est le produit dont le bilan mondial est le plus tendu, c’est cependant le blé qui doit reprendre la main. Le maïs ne peut en effet pas continuer à monter sur le Cbot si le blé ne donne pas de nouvelle impulsion. Nous avons pour l’instant atteint le seuil critique du ratio blé/maïs aux USA. Face à cela, le blé français doit s’adapter, en fonction de la parité monétaire seulement. Le fret ne peut plus faire la différence.

 
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Notre site vous propose une nouvelle rubrique intitulée "Pilotage de crise".

A l'aide de quelques indicateurs fiables, nous vous proposons de suivre l'évolution des crises qui secouent l'économie mondiale.

Ces éléments nous permettront d'anticiper des retournements de tendance sur les marchés des matières premières.

Citation du mois

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"Innover, ce n'est pas avoir une nouvelle idée mais arrêter d'avoir une vieille idée."

Edwin Herbert Land