Vigie Matières premières : un outil d'aide à la décision et de suivi du contexte des matières premières agricoles

Soja

  • Surveiller et hiérarchiser les données du marché
  • Voter pour se repérer et se comparer
  • Anticiper par des simulations prospectives

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Edito du mois

Sonnez Trumpettes !

Le temps des négociations est arrivé. Dans de nombreux pays, l’arme alimentaire est un allié de poids. C’est sans doute ce que nous prouveront les accords entre les USA et la Chine, le Canada ou le Mexique. Ce dernier est le plus gros client des USA en maïs, porc, tourteaux de soja et blé. L’Empire du Milieu s’est fourni, quant à lui, en graines de soja Us pour 48% de son approvisionnement en 2016. Il représente aussi 20% des exportations Us d’éthanol… Nul doute que la diplomatie agricole retrouvera des couleurs dans les prochains mois. Et si jamais cela n’aboutissait pas, n’oublions pas que le négoce mondial en matière agricole, est un système de vases communicants, où se qui est pris à l’un est remplacé par l’autre. A ce petit jeu, les USA ont plus à gagner qu’à perdre.

En 2017, tout va s’accélérer avec l’arivée au pouvoir de leaders forts, qui sont en train d’imprimer leur marque personnelle sur le monde. Ils ont été élus pour cela, et la mise en action de leurs promesses (en 140 caractères ?) ne doit pas surprendre. Un pilier géopolitique majeur de l’après-guerre, le multilatéralisme, va être supplanté par la négociation bilatérale. Si les sanctions russes devaient être levées par les USA, cela engendrerait des remous considérables dans l’UE, sommée de se positionner.

Reste qu’il ne faut pas sous-estimer la capacité des institutions démocratiques et des sociétés civiles à résister au changement.

Patricia Le Cadre

rédigé le 22 janvier 2017

Accrochez vos ceintures !

Difficile de choisir un angle d’attaque ce mois-ci, tellement les choses se précipitent. Les fondamentaux agricoles restent désespérément haussiers avec une Nina qui s’avère historique et devrait continuer à nous occuper un bon moment. Historique aussi sera la bataille entre productions pour grappiller des hectares supplémentaires...Car contrairement à 2007/08, toutes les cultures, du maïs au coton en passant par le blé, le sucre ou le soja ont besoin de voir leur production augmenter. Et si nous passons à la sphère économique, là encore la sérénité n’est pas de mise. Le putsch allemand que nous sommes en train de vivre sur la gouvernance économique de l’U.E pourrait être décisif pour l’évolution des marchés obligataires, boursiers et monétaires...De quoi laisser la volatilité en tête du hit parade des mots les plus utilisés en 2011.

 

Point de route du mois

Mise en ligne le 3 février 2017

Protéines : si le prix des graines oléagineuses est fortement lié à celui des huiles, il est clair que la part de l’Oil share est plus importante pour le colza et le tournesol. Le prix des huiles devrait rester soutenu jusqu’au printemps, au moins, moment où leur production devrait nettement repartir. Ensuite, l’évolution du marché des biocarburants, avec tous les dossiers en cours, décidera du futur de ces cotations. Le tourteau aura donc ou pas, la lourde tâche d’aller chercher de la rentabilité. Pour l’instant, sur les trois exportateurs de soja, un seul est véritablement pourvoyeur de tourteaux, c’est l’Argentine. Et dans ce pays, les incertitudes restent grandes aussi bien du côté économique, monétaire que climatique. Pour en savoir plus...

Energie : La situation est un peu différente entre blé et maïs. Si les réserves progressent nettement dans les deux cas depuis 4 campagnes, la situation stagne pour le blé si on exclut les stocks chinois qui fonctionnent en circuit fermé.  Pour le maïs, la lourdeur du stock nord-américain (principal exportateur) rend l’offre mondiale encore plus abondante cette saison. Cependant, nous pourrions être à un tournant dans les deux cas. Pour en savoir plus...

Météo : la météo n’a pas été très clémente en Argentine (trop de pluies) et dans l’U.E (pas assez !). Les choses semblent rentrer dans la normale, mais la route est encore longue avant de récolter certaines cultures. La logistique hivernale semble ainsi s’améliorer sur le Mer Noire mais aussi sur les fleuves européens, permettant aux flux céréaliers de reprendre des couleurs. Si le déficit hydrique devait perdurer en France, il pourrait impacter les blés déjà semer, mais paradoxalement entraîner des semis de printemps particuliers ! Pour en savoir plus...

Commodités : le marché des commodités bruisse des pas des investisseurs, de retour sur ce segment financier. La crainte d’un retour de l’inflation aux USA (qui reste à prouver), les entraînent à diversifier leurs portefeuilles et à allonger leurs positions longues sur les matières premières diverses en varier. En dehors de cet intérêt d’arbitrage, la croissance mondiale ne semble toujours pas prête, en 2017, à soutenir ce secteur. Pour en savoir plus...

Economie : 2017 semble bien parti pour réitérer toujours les mêmes fuites en avant. La BCE déverse toujours ses tombereaux d’euros sortis de nulle part, ce qui n’empêche pas les taux de se tendre. Les déficits entre pays du nord et du sud de la zone euro continuent à croître, alors même que la mise en place d’eurobonds semble inimaginable.  La Grèce est toujours au bord du gouffre, l’Italie toujours aussi systémique. Alors que des échéances électorales décisives pour l’avenir de l’UE se profilent, rien ni personne ne semble redouter l’implosion. La méthode Coué a pourtant ses limites…Pour en savoir plus...

Devises : le yuan est une des clés des négociations futures entre USA et Chine, mais pour l’instant un compromis semble difficile à atteindre. Trump trouve le dollar trop fort, mais l’avenir nous dira si sa volonté peut venir à bout de la Fed. La bataille ne va pas avoir lieu uniquement entre les USA et tous les autres pays, mais aussi au sein même des Etats Unis.   "La main qui donne est au-dessus de celle qui reçoit", a dit Napoléon Bonaparte. Il voulait ainsi dire que le vrai pouvoir appartient toujours à celui qui donne l'argent, pas à la politique ni aux armes. Pour en savoir plus...

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Les acheteurs doivent profiter de la trêve des confiseurs pour remplir leur hotte. Les fondamentaux des marchés des céréales restent haussiers, mais nous assisterons à des corrections liées aux liquidations des hedge funds chaque fois qu’une nouvelle perturbera le marché du Forex. La dernière en date a entraîné un réarbitrage entre les positions short en dollars et longues en grains. Blé et maïs dévissent alors ensemble, tout en respectant un ratio lié à leur utilisation. Mais la consolidation est rapide (surtout en blé de qualité), car les utilisateurs sont toujours là pour profiter de cette opportunité. En effet nous ne sommes pas encore à des niveaux de prix qui rationnent la demande. Si le maïs est le produit dont le bilan mondial est le plus tendu, c’est cependant le blé qui doit reprendre la main. Le maïs ne peut en effet pas continuer à monter sur le Cbot si le blé ne donne pas de nouvelle impulsion. Nous avons pour l’instant atteint le seuil critique du ratio blé/maïs aux USA. Face à cela, le blé français doit s’adapter, en fonction de la parité monétaire seulement. Le fret ne peut plus faire la différence.

 
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"La main qui donne est au-dessus de celle qui reçoit"

Napoléon Bonaparte