Plus que les clochettes des rennes du Père Noël, ce sont les sonnettes d’alarme qui retentissent avant la trêve des confiseurs.

Combien faudra t-il en tirer pour reconnecter les marchés financiers au monde réel ?  Après celle de Dubaï, de la Grèce et de l’Espagne, demain celle de Séoul, de la Chine, des Usa ? Le plus sympa des cadeaux souhaité ardemment par tous les gouvernements, serait l’annulation de leur dette. Mais voilà bien longtemps que nous ne croyions plus au Père Noël. Eux non plus... Dans ce jeu de dupes, tout le monde se tient par la barbichette et la faillite des uns aurait forcément des répercussions sur les autres. Ce sont donc des vœux de solidarité que nous formulons pour 2010 !

Mais s’il y en a bien qui se la joue solo, ce sont les financiers. Afin de passer de bonnes fêtes de fin d’année, les spéculateurs assurent leurs arrières, débouclant leur « carry trade » en rachetant un dollar qui reste une valeur refuge, faute de mieux. Face à la remontée du billet vert, parités monétaires et matières premières s’ajustent. En tant qu’acheteurs de soja ou de blé, les étrennes sont peut être au tournant. Mais pour les vendeurs, les excès de fin d’année pourraient être lourds à digérer...Reste que certaines matières premières agricoles (maïs, sucre, soja, cacao) pourraient se révéler des actifs plus résistants que d’autres.

Patricia Le Cadre