Le résultat des négociations commerciales entre la Chine et les USA milite pour de plus gros achats de pétrole, de soja et de voitures de la part de Pékin. Une mise à plat et une accélération des autorisations sur les OGM est aussi un volet très important du deal. En contrepartie, les USA laisse ZTE, l’équipementier en smartphones, se réapprovisionner en composants américains. SINOPEC a déjà validé sa copie en achetant un record de 16 millions de barils à livrer en juin (1,1 Mds de $). Pour le soja, même principe. SINOGRAIN et COFCO sont priés de reprendre leur trading avec l’origine US.  On se demande qui est le gagnant dans l’histoire. La Chine est le premier importateur de pétrole et de soja, et les USA sont de toute façon incontournables pour Pékin. Pour les OGM, Syngenta qui lorgne sur le soja est désormais chinois. Monsanto se positionne sur la luzerne et Bayer sur le canola, qui sont de plus petits marchés que le soja. A l’inverse, ZTE est sans doute le cheval de Troie sur le marché américain. Les ventes d’I Phones commencent à stagner dans l’Empire du Milieu, alors qu’une offre beaucoup plus concurrentielle a émergé en Chine, capable à terme de conquérir le monde. Alors qu’on nous rebat les oreilles des GAFA américains (Google, Amazon, Facebook et Apple), nous devrions plutôt nous intéresser aux BATX (Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi), qui reflètent la montée en puissance des mastodontes technologiques chinois…

Patricia Le Cadre

rédigé le 28 mai 2018

Accrochez vos ceintures !

Difficile de choisir un angle d’attaque ce mois-ci, tellement les choses se précipitent. Les fondamentaux agricoles restent désespérément haussiers avec une Nina qui s’avère historique et devrait continuer à nous occuper un bon moment. Historique aussi sera la bataille entre productions pour grappiller des hectares supplémentaires...Car contrairement à 2007/08, toutes les cultures, du maïs au coton en passant par le blé, le sucre ou le soja ont besoin de voir leur production augmenter. Et si nous passons à la sphère économique, là encore la sérénité n’est pas de mise. Le putsch allemand que nous sommes en train de vivre sur la gouvernance économique de l’U.E pourrait être décisif pour l’évolution des marchés obligataires, boursiers et monétaires...De quoi laisser la volatilité en tête du hit parade des mots les plus utilisés en 2011.