Mise en ligne le 21 décembre 2018

Tourteaux : à moins d’une catastrophe d’ici la fin de la récolte sud-américaine, nous ne manquerons pas de graines de soja dans les 12 prochains mois. Face à cela, la progression de la demande mondiale en protéines ralentit, à cause de la Chine qui s’est adaptée à la nouvelle donne américaine, notamment en limitant son gaspillage. Pour en savoir plus...

Céréales : bien que les stocks de report mondiaux de blé puissent reculer de 10 Mt à 15 Mt selon les sources en fin de campagne (mais encore en hausse de 60 Mt depuis la saison 14/15), et que le ratio stocks/consommation hors Chine rebaisse à 22% environ, il n’y a pas de problèmes de disponibilités pour faire face à la demande mondiale. Celle-ci reste faiblarde (+0,3/+1 Mt), ce qui limite les tensions. Si on regarde de plus près les bilans, on note bien des prévisions en baisse du négoce mondial (4 à 5 Mt selon les sources) sur cette campagne, en lien avec un ralentissement de la croissance mondiale. Pour en savoir plus...

Météo : si la probabilité d’un épisode El Nino est désormais majeure, ceui-ci devrait être de faible intensité. Il ne fait donc pas l’objet d’une prime de risque pour l’instant. Les dégats météo opérés sur les colzas et les blés européens et australiens sont intégrés pour l’instant, dans l’attente pour les cultures d’hiver de connaître leur état à la sortie de leur sommeil. C’est donc principalement l’impact des conditions hivernales sur la logistique Mer Noire qui pourrait être potentiellement facteur de volatilité dans les prochains mois. Surveillons aussi les pluies sur la Corn Belt qui peuvent vraiment dégrader le stockage à la ferme en extérieur. Pour en savoir plus...

Autres commodités : le secteur des commodités reste en berne, ne représentant pas pour le moment une valeur refuge. La montée des incertitudes politico-économiques pourrait inverser la donne. Pour l’instant, en tout cas, les investisseurs sont peu exposés. Notamment depuis la purge opérée sur le pétrole. Pour en savoir plus...

Economie: la météo économique n’est pas au beau fixe. Depuis 10 ans, nous n’avons réglé aucun problème. Les tombereaux de liquidités déversés par les banques centrales n’ont pas fait repartir la machine. La croissance achetée à coup de dettes n’en est pas une. 2019 s’avère une année pleine de challenges à relever, alors que la boite à outils en cas de crise majeure semble bien vide. Pour en savoir plus...

Devises : alors que l’euro fêtera son 20e anniversaire en janvier, les prochains mois seront sans doute décisifs pour prendre des actions concrètes afin de réformer l’union monétaire avant les élections européennes de mai prochain. Selon Draghi, qui cessera ses fonctions en octobre 2019, il est temps d’agir ! On se demande ce qu’il a fait pendant tout son mandat… Les membres du directoire de la BCE reconnaissent que l’euro pourrait pâtir des divergences en matière de dettes entre les membres de l’Est et de l’Ouest de la zone euro. Doux euphémisme pour dire que la devise pourrait exploser en vol, face à l’exaspération des peuples italiens, français, espagnols…. Le problème, c’est que le temps nécessaire pour trouver des accords n’est pas compatible avec le temps rapide des marchés, des crises, et des difficultés économiques des pays membres de la zone euro. Les hétérogénéités menacent évidemment la stabilité de l’eurozone. Depuis 2008, rien n’a été réglé. Nous n’avons fait que mettre la poussière sous le tapis. Soit, nous faisons beaucoup plus d’Europe (mais les Allemands ne sont pas prêts à payer pour les autres), soit nous faisons beaucoup moins ! Pour en savoir plus...

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Les acheteurs doivent profiter de la trêve des confiseurs pour remplir leur hotte. Les fondamentaux des marchés des céréales restent haussiers, mais nous assisterons à des corrections liées aux liquidations des hedge funds chaque fois qu’une nouvelle perturbera le marché du Forex. La dernière en date a entraîné un réarbitrage entre les positions short en dollars et longues en grains. Blé et maïs dévissent alors ensemble, tout en respectant un ratio lié à leur utilisation. Mais la consolidation est rapide (surtout en blé de qualité), car les utilisateurs sont toujours là pour profiter de cette opportunité. En effet nous ne sommes pas encore à des niveaux de prix qui rationnent la demande. Si le maïs est le produit dont le bilan mondial est le plus tendu, c’est cependant le blé qui doit reprendre la main. Le maïs ne peut en effet pas continuer à monter sur le Cbot si le blé ne donne pas de nouvelle impulsion. Nous avons pour l’instant atteint le seuil critique du ratio blé/maïs aux USA. Face à cela, le blé français doit s’adapter, en fonction de la parité monétaire seulement. Le fret ne peut plus faire la différence.